Via Podiensis : 300 bénévoles s’engagent dans un chantier participatif

Restauration des murs en pierres sèches. Chaque année dans le Lot, l’événement 1000 mains à la Pâte fédèrent des centaines de bénévoles autour d’un chantier nature. Objectif : restaurer le chemin de Saint-Jacques de Compostelle autour des communes de Lalbenque et Limogne.

La via Podiensis

Des pierres sèches, un chemin de randonnée classé au patrimoine de l’Unesco et plus de 300 bénévoles mobilisés. L’association 1000 mains à la Pâte réalise une prouesse, chaque année depuis cinq ans, celle d’unir les citoyens autour de la Via Podiensis qui traverse le département du Lot. La via Podiensis (ou voie du Puy) est le nom latin d’un des chemins de France du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle est aussi connue sous le nom de GR65 par les randonneurs. La voie du Puy est la plus fréquentée par les marcheurs. « Depuis que l’agence de développement touristique du Lot a mis en place des compteurs, nous savons qu’entre dix et quinze mille personnes l’empruntent chaque année », souligne Guy Messal co-président de l’association 1000 mains à la pâte.

Un attachement affectif au chemin de Sain-Jacques de Compostelle

Restauration des murs en pierres sèches : l’histoire du petit patrimoine. Depuis plus de dix siècles des pèlerins empruntent La via Podiensis. Dans le Lot, elle traverse une partie du parc naturel régional des Causses du Quercy avec ses vallées verdoyantes et ses murs en pierres sèches. « Les gens sont attachés à ce patrimoine précise Guy Messal, ils ont pris conscience que ce chemin n’était pas ordinaire, mais légendaire et chargé d’histoire. Ils entretiennent une relation quasi sentimentale avec cette partie du Chemin de Saint Jacques de Compostelle. » C’est sans doute cet attachement si particuliers à cette terre, devenue mémoire collective, qui explique la forte mobilisation des citoyens pour la journée 1000 mains à la pâte. Samedi 5 octobre 2019, malgré la légère bruine, ils étaient déjà des centaines, au petit matin, rassemblés à Varaire.

45 équipes et autant de chefs de chantier

Autour d’un café et de quelques victuailles, chacun cherchait son groupe et s’équipait de gants et de bonnes chaussures. « Les 300 personnes que vous voyez là sont réparties en 45 équipes qui correspondent à autant de lieux à restaurer. Chaque groupe a un chef de chantier qui dispose d’une feuille de route sur laquelle les travaux de la journée sont indiqués », explique Guy Messal. Le chantier participatif de 1000 mains à la pâte couvre plusieurs zones sur la communauté de communes de Lalbenque-Limogne dont : Limogne, Varaire, Bach, Vaylats, Lalbenque, Ecscamps, Cremps, Laburgade, Cieurac, Flaujac et Poujols.

Restauration des murets en pierres sèches

Dès 9 heures du matin, tout ce petit monde avait déjà quitté la salle des fêtes et était en route pour le lieu du chantier nature. Le travail des bénévoles, qui viennent parfois de l’autre bout de la France, juste pour cette journée, consiste à restaurer et mettre en valeur le GR 65 qui, au fil des ans et du passage, subit une dégradation régulière. « Nous débroussaillons, restaurons du petit patrimoine comme des puits et, surtout, nous restaurons les murs en pierre sèche », dit Guy Messal. Et de continuer : « Garder l’authenticité des paysages est une façon de garder l’esprit du chemin. Nous avons une responsabilité à l’égard des générations futures. »

Un patrimoine apprécié des randonneurs

Les murets en pierre sèche qui bordent les champs et les chemins sont des marqueurs de l’histoire locale du Quercynois. Très appréciés des randonneurs, ils offrent un paysage façonné jadis par le pastoralisme. Ces murs qui longent le chemin de Saint-Jacques, bordaient les champs de pâturage. Les bergers construisaient ces murs tout en gardant leurs troupeaux. Ils enlevaient les pierres des champs pour rendre la terre plus meuble, et construisaient des murets avec.

Une construction traditionnelle

Restauration des murs en pierres sèches : la technique. Mais il ne suffit pas d’empiler des pierres les unes sur les autres pour construire ces murets ! Cette construction traditionnelle répond à des techniques précises.
C’est pour cela que chaque équipe à son chef de chantier. A la sortie de Limognes sur le GR 65, Martine veille au grain ! C’est le chef de chantier de l’équipe N°6. « Il faut couper les joints, mettre des pierres transversales à l’intérieur du mur et bien les caler. Surtout il faut suivre le cordon pour que le mur soit bien aligné ! » Martine aime le travail bien fait, « lorsque les pierres n’ont pas de façade et qu’elles se situent sur le devant, il faut la lui faire en utilisant l’outil approprié pour tailler la pierre». Martine a appris à construire les murets en pierre sèche avec son mari « A nous deux nous avons construit notre maison ! »

Un travail bénévole utile

Les quelque 300 bénévole de l’édition 2019 des 1000 mains à la Pâte ont terminé leur journée à 17 heures. Tous, avaient la satisfaction d’avoir été utiles pour l’environnement et l’entretien du petit patrimoine. « C’est très gratifiant de participer à cette journée, en plus, les pèlerins qui passent nous encouragent à chaque fois ! », lance un bénévole.

>> Pour découvrir toutes les manifestations qui ont lieu dans le Lot, rendez-vous sur les sites des offices de tourisme du Lot, de Lalbenque et de Figeac

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